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RÉFLEXIONS SUR LE C.P.E.
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Mars 2006. Il me semble qu'il y a un piège dans lequel il faut éviter de tomber dans les 12 mois qui nous attendent.
Récemment, nous avons entendu les Communistes qui vont tenter de regrouper la gauche non-libérale, en gros la gauche qui refuse la loi du marché (ce qui n'est pas idiot, dans leur logique, quand on voit les ravages sociaux du libéralisme mondialiste actuel). Ils pourront donc avoir un discours clair et simple.
L'attitude des souverainistes devrait être aussi claire, simple, lisible, pour l'électorat.
Si nous ne sommes pas opposés, par principe, à la mobilité, à la polyvalence, à la souplesse, à l'adaptabilité dans les rapports sociaux, nous ne pensons pas que la précarisation, la régression sociale puissent apporter une réponse satisfaisante à la problématique actuelle du chômage dans notre pays. Donc nous ne pensons pas que le C.P.E. puissent être une vraie réponse, à terme.
Ce dont nous sommes certains c'est qu'il est aisé de faire un constat quantitatif et un constat qualitatif :
Quantitativement, on peut dire que globalement, en 30 ans, le nombre d'emplois disponibles est resté le même, en gros on est passé de 20 à 21 millions (avec bien entendu d'énormes variations dans la nature de ces emplois : explosion du tertiaire, recrutement massif de fonctionnaires, effondrement des emplois du monde agricole et surtout des secteurs industriels, textile, confection, électroménager, etc …), alors que la population active potentielle a augmenté fortement suite à l'immigration massive de plusieurs millions de personnes (300 000 par an).
Qualitativement, le Mammouth de l'Education Nationale, est resté sur sa trajectoire, déconnecté du monde réel et en particulier du monde de l'entreprise et du monde économique, toujours rigide dans sa vision de "lutte de classes" des années 30, reproduisant son conformisme gauchisant de génération en génération ! Ces générations de professeurs, jamais sorties du monde scolaire ont été formées par des professeurs qui eux-mêmes ne connaissaient rien d'autre que ce monde scolaire, en ayant une peur maladive du monde réel qui est forcément mauvais puisqu'il est livré "aux patrons" (incarnation du mal dans la lutte des classes !)
Malheureusement, avec l'accroissement de la durée de la scolarisation, qui n'est pas en soi une mauvaise chose, le Mammouth est devenu une vaste garderie pour enfants de la maternelle à l'université, où on conditionne les jeunes générations à avoir peur du monde réel de l'entreprise et que le salut ne peut venir qu'en étant fonctionnaire, et donc qu'il faut préparer des concours de fonctionnaires (même si il n'y a pas de postes et aucun débouché prévisible). En bref, on ne prépare pas la jeunesse, ni à l'effort, ni au travail, ni à l'esprit d'entreprise, et encore moins on ne l'oriente vers les emplois réels existants et futures.
De ce constat quantitatif et qualitatif, nous tirons un double enseignement qui se traduit par notre volonté de rééquilibrer le marché du travail :
en réduisant la demande d'emplois : fin de l'émigration et encouragement au départ de l'hexagone de ceux qui ne s'intègrent pas, en particulier les nombreux islamistes, possibilités aux mères d'élever leurs enfants (salaire maternel), ….
en augmentant l'offre, relocalisation en France des emplois du secteur industriel (renégociation des accords du G.A.T.T. et de l'O.M.C., retour à la préférence communautaire, droits de douane, TVA sociale, etc …)
Et par notre volonté de réformer profondément, l'éducation et l'enseignement destiné à la Jeunesse, c'est à dire, redéfinition d'une vrai politique de la famille, (avec un père et une mère responsables), définition d'une politique de responsabilisation précoce de la jeunesse, (stages en entreprise, présentation des métiers, développement de la fierté nationale, goût de l'effort, rétablissement du service militaire (raccourci mais universel), ….)
C'est, me semble-t-il, en ayant une position clairement en réaction à la mondialisation de l'économie, position où nous sommes favorables aux lois du marché, dans la mesure où ce marché préserve les intérêts de la Nation et des Citoyens. D'autre part, il faudra revenir à un état fort et volontariste (rappelez-vous, De Gaulle et le nucléaire), il est nécessaire de rétablir la notion de Plan, c'est indispensable dans l'orientation professionnelle des scolaires, l'aménagement du territoire, gestion de l'age du départ en retraite, ….
Notre position doit être très nettement démarquée de celle de l'UMP et de l'UDF, les thèmes ci-dessus, y répondent
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